Rapport annuel sur la situation en matière de développement durable à la Ville de Lyon

ville-de-lyonIntervention de Christophe Geourjon au nom du groupe « Centristes & Démocrates pour Lyon – UDI »

Monsieur le Maire, mes chers collègues,

Ce rapport imposé par le Grenelle de l’environnement mis en œuvre par Jean-Louis Borloo devrait permettre au citoyen de juger concrètement de la prise en compte du développement durable à tous les niveaux sur le territoire de la Ville de Lyon.

Aussi nous avons lu avec intérêt ce dernier rapport de la majorité socialiste. D’ailleurs pour cette dernière édition vous avez voulu faire durer le plaisir. Avec 180 pages, il fait le double des précédents rapports.

On pourrait penser, de ce fait, que Monsieur Collomb et ses adjoints ont fait le double pour le développement durable dans la ville !! On pourrait se dire que les Verts ont été entendus, que Monsieur le Maire est exemplaire en matière de développement durable. Oui mes chers collègues, au premier abord nous serions tentés de le croire, mais la lecture du rapport nous détrompe, et une fois de plus la majorité préfère la forme au fond, la communication à la vision de long terme.
Ce que nous avons lu a toutes les caractéristiques de ce que l’on appelle le « green washing », c’est-à-dire tenter d’étiqueter développement durable tout et n’importe quoi ! Ce rapport est une belle salade composée, simplement pour impressionner le lecteur, ou plutôt l’électeur.

Alors certes il y a des avancées, il y a de bonnes choses, et dans l’ensemble la ville de Lyon n’est pas à la traîne, mais tout de même… il est regrettable que dès qu’un sujet du rapport n’est pas favorable, les chiffres entre 2011 et 2012 ne soient plus comparables.

Je vais me focaliser sur 2 points :

  • concernant la politique des achats : Je cite le rapport « En 2011, 55 marchés à venir sur 379 prévus avaient été identifiés pour lesquels des clauses de réduction des Gaz à effet de serre pouvaient être introduites». Sur 2012 ce travail n’est tout simplement pas effectué. L’usage du conditionnel en 2011 et la non-réalisation de ce bilan en 2012 sont scandaleux. La puissance de frappe principale de la ville, c’est précisément son pouvoir d’achat. On peut grâce à une politique d’achats responsables, orienter nos fournisseurs vers les bonnes pratiques.
  • la hiérarchisation et la sélection de ces informations reste elle aussi à améliorer, en effet lorsque l’on aborde en une page dans les 2 cas, le nombre de pigeons capturés dans l’année (qui à mon sens n’est pas une information primordiale) et la qualité de l’air à Lyon (qui est pour le coup un enjeu de santé publique), je me demande alors si ce n’est pas nous qu’on prend pour des pigeons ?!

Il y a dans votre rapport Monsieur le Maire un vrai problème d’indicateurs, nous l’avions déjà souligné en 2011 et en 2012. La présence de ces indicateurs permettrait de contrôler l’efficacité des politiques menées. L’évolution de cet indicateur devra être liée au coût de l’action ou de l’investissement. C’est un élément capital pour garantir aux Lyonnais le bon usage de leurs impôts. Cela permettra d’exclure les investissements jugés pas assez rentables d’un strict point de vue de l’empreinte écologique. Par exemple, le financement des vélos électriques des agents de la ville, effectué sur l’année écoulée, ne pourrait plus passer. C’est l’exemple le plus flagrant mais il y en a bien d’autres.

En définitive se pose la question de l’utilité d’un tel rapport : est-il une compilation des actions entreprises par les services de la Ville, certes louables mais non coordonnées, pour se taper dans le dos en se disant que finalement on a quand même bien bossé ? Ou doit-il être un outil d’aide à la décision pour atteindre les objectifs fixés et constamment répétés au début de chaque paragraphe : les fameux  3*20?

À l’UDI, nous sommes pragmatiques et nous estimons qu’économie et écologie sont compatibles, nous refusons une vision écolo-coercitive du développement durable. Il est de notre devoir d’établir une ligne claire, qui voit loin, et avec des objectifs précis.

Les collectivités locales comme Lyon peuvent par leurs politiques d’achats réorienter les choix de production. Nous proposons par exemple que la Ville de Lyon achète de l’électricité renouvelable. Ce choix responsable a déjà été fait par la Ville de Genève, ou en France par des industriels de la distribution. De cette manière nous contribuerons au développement d’une filière industrielle permettant d’améliorer notre compétitivité, de créer des emplois et de préserver notre environnement.

Je vous remercie.

Restons en contact !

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