Projet d’aménagement des Pôles d’Echanges Multimodal de Lyon Perrache et de Lyon Part-Dieu en lien avec le projet urbain et le développement du nœud ferroviaire lyonnais (NFL)

Intervention du groupe «Centristes & Démocrates pour Lyon»

Monsieur le Maire, mes chers collègues,

Au delà des déplacements et de l’organisation ferroviaire, les pôles d’échanges multimodaux sont aussi un enjeu d’urbanisme car, comme le disent les rapports, ces deux gares ont un fort impact sur l’organisation de notre ville.

Ainsi, la Confluence ne sera pleinement accessible et attractive que lorsque le verrou de Perrache aura sauté. De même, il importe de mieux relier les quartiers situés de part et d’autre de La Part Dieu.

Pour cela, nous devons travailler avec différents partenaires, et c’est bien l’objet des conventions qu’il nous est demandé d’approuver.

Le tour de table réunit 9 acteurs dont la ville de Lyon qui reste un contributeur modeste, 50 000 euros pour Perrache et 50 400 euros pour Part Dieu.

Rappelons-le, il ne s’agit là que des études de faisabilité. Il faudra encore se mettre d’accord sur le financement des travaux une fois les études réalisées. Ne nous y trompons pas. A l’heure où la dette menace notre pays, où chacun est astreint aux économies, la Ville de Lyon aura de grandes dépenses à engager au moment des travaux, puisqu’il est bien précisé que la clé de répartition des études ne préjuge en rien celle du financement des travaux.

Ce n’est que le début donc, et il y a urgence :

  • urgence pour La Part Dieu, surchargée, et donc de moins en moins sûre, ce pôle qui est un hub de niveau international doit évoluer. La Part-Dieu était dimensionnée à l’origine, pour 35 000 voyageurs par jour, or elle en accueille aujourd’hui 90 000 et parfois plus, et la situation va empirer, on prévoit 160 000 voyageurs par jour d’ici 2020.

Parmi les évolutions souhaitables, il y aurait, comme nous vous l’avions déjà proposé au Grand Lyon l’installation au cœur de la gare d’un espace commercial multimodal. Ceci permettrait une information sur la mobilité dans l’agglomération immédiatement visible par les voyageurs. Ne faisons pas comme à Saint Etienne où la SNCF a relégué cet espace à l’extérieur de la gare. C’est aux acteurs de se mobiliser, il faut une négociation avec le Grand Lyon, les autorités organisatrices de transports, les collectivités.
Il nous semble Monsieur le Maire, qu’il faut raccourcir les délais pour la phase 3 : au-delà de 2020, c’est trop long.

  • urgence pour Perrache : un nouveau quartier se développe, de nouveaux besoins apparaissent, et chaque jour ce centre d’échanges apparait plus anachronique que la veille. Nous devons reconquérir ce territoire, tant du côté de la gare que de l’autoroute.

Aujourd’hui, il nous faut une ambition claire pour les gares lyonnaises, savoir où nous voulons faire arriver les lignes à grande vitesse, comme la ligne Paris Orléans Clermont Lyon, savoir comment nous souhaitons aménager le nœud ferroviaire lyonnais. Ne laissons pas défigurer la ville par des superstructures aériennes lourdes, privilégions autant que possible les solutions souterraines. Nous ne pourrons pas étendre les voies et rajouter des quais à l’infini, surtout, quand la maitrise foncière fait défaut.

Sur le fret, où en est-on avec le CFAL ? Les voies ferrées dans la ville moderne ne doivent plus être ces coupures, ces contraintes de type industrie lourde portant de longs convois de matières premières : elles peuvent être le support d’une desserte régionale rapide et de haut débit traversant l’agglomération de part en part – et non pas en terminus à Part-Dieu ou à Perrache – avec plusieurs stations desservant les quartiers les plus denses. Je parle d’un vrai réseau RER, tel que les grandes villes européennes l’ont développé depuis bien longtemps. Les études sur nos deux gares principales doivent intégrer cet aspect du transport moderne.

Au delà, Monsieur le Maire, où en est-on avec REAL, avec le tram train de l’Ouest Lyonnais. Vous qui, je l’espère, avez de puissants relais auprès de la Région Rhône Alpes, pouvez vous nous indiquer pourquoi ces projets trainent, alors que le développement d’infrastructures ferroviaires est un élément du développement durable ?

Nous avons besoin d’une vision claire, et partagée. Chacun des élus de cette assemblée est concerné par ces questions et doit pouvoir être entendu. La ville de Lyon, doit être défendue d’une voix forte,
Nous voterons ces rapports.

Je vous remercie.

Restons en contact !

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