Rapports 2010 des mandataires des SEM dans lesquelles la Ville de Lyon est actionnaire -Lyon TV Câble, LPA et SACVL

Intervention du groupe « Centristes & Démocrates pour Lyon »

Monsieur le Maire, chers collègues,

Le rapport des trois SEM de la ville est l’occasion d’un exercice annuel et rafraichissant de décryptage complexe et de lecture « entre les lignes », mais la transparence, nous le savons, n’est pas votre qualité première !

Lyon Parc Auto est une société qui va mieux, après deux années déficitaires. Elle retrouve un bénéfice d’exploitation et de meilleures perspectives, dans le cadre de son activité classique et avec la gestion du futur parking Saint-Antoine, ainsi que grâce au développement escompté de l’autopartage encore marginal dans son activité.

Pour Lyon-TV câble, peu de choses à dire puisque les années 2010 et 2011 auront été des années de transition, permettant à cette coquille vide de devenir le support d’une gestion autonome de la chaine Cap-Canal. Le rapport reste cependant dans l’ambigüité pour ce qui concerne les activités de distribution câblée liées à Numéricable, ce qui, si j’ai bien compris, ne devrait être parfaitement clair qu’à la fin des conventions en cours, c’est à dire fin 2012.

J’en viens à notre danseuse, la SACVL, pour laquelle un effort de présentation sans fausse pudeur de ses difficultés et de son redressement nous semble avoir été fait, au delà du rapport statutaire portant sur l’année 2010, et notamment sur la gestion de la dette et le retour à une capacité d’investissement plus normale pour un tel organisme.

Ainsi, on apprend qu’au delà des prêts « toxiques » qui ont fait tant de bruit et engendré une gestion acrobatique de la trésorerie, la SACVL était globalement surendettée, entraînant une trop faible rentabilité locative nette et un besoin urgent de rééquilibrage.

S’agissant des emprunts toxiques, vous nous avez avoué, dans le cadre de votre courrier du 14 septembre 2011, en réponse à nos légitimes interrogations, que la renégociation de la durée des prêts s’était accompagnée de celle de certains emprunts structurés non garantis par la Ville. A cette occasion, vous nous avez précisé que le volume des prêts structurés serait ainsi réduit de 41 %, sans qu’une information claire et exhaustive ne nous soit communiquée sur le montant total de ces emprunts et l’impact pour les finances de la SACVL.

Devant l’urgence, la vente du patrimoine apporte un désendettement et une certaine marge de manœuvre pour l’investissement futur. Mais les ventes pour 175M°€ – qui seront portées à terme à plus de 200M° – n’auront pas suffi, puisque vous avez souhaité encore différer l’amortissement de 131 M°€ d’une durée de sept ans afin de retrouver – provisoirement – quelque capacité d’investissement. Outre le surcoût immédiat que vous  estimez à 5,4 M€, vous léguez ainsi à vos successeurs une sombre perspective pour les années 2018 et suivantes, puisqu’alors interviendront les remboursements différés pour une vingtaine de millions par an ET la mise en route des clauses volatiles des quelques emprunts structurés qui nous restent…

La baisse du chiffre d’affaires locatif résultant de la vente massive de 15% du patrimoine de la SACVL n’apparaît pas dans les documents transmis, mais impactera les exercices à partir de 2011 : ainsi nous ne sommes pas en mesure de vérifier si l’amélioration apparente comptable ne sera pas dégradée par une détérioration des ratios de gestion. On note toutefois une certaine anticipation par la maîtrise des effectifs et de la masse salariale dès 2010.

Je déplore par ailleurs la faiblesse relative des provisions pour gros entretien, pourtant une dépense indispensable pour garantir le confort des locataires, maintenir la valeur patrimoniale, et accessoirement assurer la rentabilité locative. En effet, un immeuble bien entretenu peut justifier un certain rattrapage des loyers, ce que les tribunaux vous ont récemment refusé du fait de l’insuffisance relative de qualité des logements par rapport aux exemples choisis dans le voisinage.
Or, on relève que les budgets d’entretien et d’investissement ont diminué de manière significative par rapport à l’année 2010 tandis que le coût des contentieux de 4 millions d’euros reste particulièrement élevé.

Pour ces raisons, je conclurai par l’appréciation « des efforts, mais peut mieux faire » pour la gestion de la SACVL, qui ne doit pas se limiter à éteindre l’incendie, mais conduire à un véritable renouveau d’une gestion assainie sous le contrôle effectif et efficace de la Ville.

Je vous remercie

Restons en contact !

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