Subventions aux pôles de compétitivité

Intervention de Fabienne Levy au nom du groupe « Centristes et Démocrates pour Lyon – UDI »

Monsieur le Président, mes chers collègues,

Vous rendez-vous compte que le Grand Lyon n’a pas de politique économique réelle, et finalement doit-on le regretter ou continuer monsieur le président, chers élus à se conduire comme si nous ne voulions pas voir la réalité des choses ?

La métropole va se constituer en janvier 2015 après les élections municipales et pendant le mandat suivant nous allons caler les personnels, les compétences, l’avenir pour en 2020 arriver enfin à l’élection au SU des élus communautaires.

Cette assemblée sera enfin une assemblée indépendante claire dans ses choix politiques et finalement adulte.
Merci monsieur le président !

Pourtant aujourd’hui nous sommes dans le grand marché des compétences et qui embrasse trop mal étreint.
Partout vous dites que vous voulez la compétence économique, partout vous dites que c’est normal car vous l’assumez déjà. Pourtant l’exemple des dossiers sur les pôles de compétitivité contredit votre enthousiasme et surtout devrait nous faire réfléchir vraiment à notre futur positionnement

Car des compétences très lourdes se dessinent, un héritage se profile, celui des compétences sociales et culturelles, qui va nous forcer à beaucoup de modestie.

On le voit avec ces dossiers économiques et plus particulièrement ceux sur les pôles de compétitivité.

Il va falloir se rendre compte que notre action en matière de développement économique est encore dans le virtuel ou disons dans la communication permettant pour le Grand Lyon et donc pour vous et vos équipes de faire croire que nous sommes au cœur de l ‘économie.

Bien sûr notre collectivité grâce à votre capacité d’écoute, à vos nombreux déplacements entourés de délégations du monde économique, vos amitiés fortes aussi avec certains d’entre eux vous placent en bonne position pour faire croire que sans vous rien ne se ferait en matière économique à Lyon et dans le Grand Lyon.

Pourtant concernant ces dossiers que je prends pour exemple nous allons sur un total de 605OOO euros. C’est bien.
Et à quoi sert cet argent : à l ‘animation, en effet la Région Rhône Alpes finance ces mêmes pôles à hauteur de 1 654 755 euros : trois fois plus.

C’est sans compter également la participation de l’État, et bien évidemment du secteur privé, c’est tout l’intérêt des pôles.

Que montrent ces chiffres, une fois de plus ?

Que nous sommes des accompagnateurs, et que nous avons une politique d’appui des actions régionales.

Nous sommes une petite partie d’un ensemble. Cela n’enlève rien au travail de nos services qui parait-il font de l’ingénierie gratuitement selon les dires du VP KIMELFELD Etonnant d’ailleurs et finalement les projets existeraient quand même.

Le Grand Lyon tire un avantage supérieur à sa participation et je dois dire que vous tirez un joli avantage de communication personnelle dans cette affaire.

Cependant, un peu plus de réalité serait préférable, en tout cas de respect de cette réalité que sans le privé et la Région Rhône-Alpes les projets n’aboutiraient pas.

Il est donc de bon aloi de remettre en perspective l’action de chacun, d’y mettre les bonnes proportions.

Car oui vous réclamez la compétence économique partout où vous passez !

Vous annoncez Monsieur le Président, qu’elle sera un outil de développement, de rayonnement.

Une lapalissade si je puis me permettre !mais surtout une tentation qui risque d’être très budgétivore si nous l’assumons seuls vraiment ; puisque c’est la région qui a cette responsabilité du pilotage de la coordination. Je rappelle aussi que nous sommes en crise, ce qui impose de diminuer les dépenses publiques : nos concitoyens nous demandent cette bonne gestion.

D’ailleurs, sur la Métropole, je note au passage que votre vice-président Jean-Paul Bret est sur une ligne bien différente de la vôtre, sur la police, ou sur la culture.

Alors monsieur le président et chers collègues la métropole ne pourra tout absorber car nous n’aurons pas les moyens en revanche elle se doit d’assumer les compétences qu’elle va recevoir en héritage du conseil Général et le faire bien.

Il faut de la clarté dans les compétences des collectivités locales, de la clarté dans l’expression publique, en particulier sur un sujet stratégique comme celui de l’économie. Nos chefs d’entreprises ont besoin de visibilité, de lisibilité de l’action publique. C’est ce qui leur redonnera confiance, et l’envie d’investir. Ils nous le demandent chaque jour. C’est cela soutenir vraiment l’entrepreneuriat dans l’agglomération.

Je vous remercie.

Restons en contact !

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