Nous avons besoin de parcs relais de grande capacité …

Monsieur le Président,

Nous voterons bien évidemment ce rapport qui concerne la ville d’Irigny. Mais je souhaite revenir à l’occasion de ce vote sur le débat qui a eu lieu en commission lors de l’examen de ce dossier.

En effet, pendant le débat, il a été indiqué par votre exécutif la volonté de réduire la capacité de certains parcs relais. Dans le cas présent c’était le futur parc relais de Saint Genis Laval qui était visé parc relais qui sera le point de départ du prolongement de la ligne B du métro.

Nous sommes opposés à une telle évolution. Nous partageons l’objectif de décarbonner au maximum et le plus rapidement possible les déplacements, mais dans certains cas l’usage de la voiture reste nécessaire en particulier en milieu moins dense pour rejoindre justement un parc relais. Réduire la capacité des parcs relais est pour nous un non-sens.

  • A l’inverse, nous sommes favorables, à ce que les parcs relais soient de véritables pôles multimodaux.Ils doivent être des hubs pour les transports en commun : TCL, Cars du Rhône, cars transisère, …

  • Les parcs relais doivent à la fois offrir du stationnement pour les voitures, pour les motos, mais aussi et de manière très significative du stationnement sécurisé pour les vélos.

  • Les parcs relais peuvent devenir des lieux de vie avec des commerces et des espaces de co-workings par exemple.

Enfin concernant le stationnement voiture plutôt que de vouloir réduire la capacité nous sommes favorables à augmenter l’aspect qualitatif. Par exemple, depuis l’adoption de la loi LOM en 2019, la Métropole a la capacité d’attribuer des labels covoitureur. Mettons le en place ! Pour nous accompagner, l’état propose déjà un registre de preuve de covoiturage intégrant la majorité des plateformes de covoiturage. Nous pouvons ainsi imaginer réserver une partie des places de stationnement à des covoitureurs. Nos parcs relais sont tous saturés, donner aux covoitureurs la certitude qu’ils pourront stationner serait très incitatif pour le développement du covoiturage. Un dispositif similaire pourrait être prévu au niveau des parking urbain avec par exemple une réduction du montant de l’abonnement.

J’ai déjà eu l’occasion de l’indiquer mais le covoiturage peut être vu comme un transport en commun individuel des zones périurbaines et peu dense. N’oublions pas qu’une voiture avec 3 personnes c’est 2 voitures de moins sur la voie publique. Cet objectif de 3 personnes par voiture, au lieu de 1,15 en moyenne aujourd’hui, est atteignable. La société Klaxit qui représente 385 000 trajets domicile-travail quotidiens affiche ainsi 2 un taux d’occupation moyen de 3,2 personnes par véhicule.

Pour réduire la place de la voiture, améliorer la qualité de l’air, nous devons prioritairement lutter contre l’autosolisme !

Je vous remercie,

Restons en contact !

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