Logistique urbaine – Transport de marchandises en ville (TMV)

Intervention de Christophe Geourjon au nom du groupe « Centristes et Démocrates pour le Grand Lyon – UDI »

Monsieur le Président, mes chers collègues

Je voudrais revenir sur les enjeux de la logistique urbaine.

Il est vrai qu’acheminer les marchandises en ville, pose de nombreux problèmes.
Mais c’est une nécessité évidente et un critère de compétitivité des entreprises. On ne pourra pas se passer de ce secteur d’activités, ni éliminer tous les véhicules qui en sont chargés. Sans cela, le développement économique de notre agglomération serait freiné. En revanche, on doit absolument limiter l’emprise foncière de cette activité, et prendre en compte les problèmes écologiques et l’impact sur notre cadre de vie.

  • Un problème pour les déplacements, car nos voiries sont encombrées, à la fois par les fourgons qui circulent, et par ceux qui stationnement, parfois de manière anarchique.
  • Des nuisances sonores, car outre la circulation, la logistique c’est aussi le chargement et le déchargement des colis, ça ne va pas sans bruit.
  • Une pollution évidente. Rappelons que le secteur de la logistique et des transports urbains de marchandises est un des principaux émetteurs de gaz à effets de serre et de polluants (25% des émissions de C02, 35% de celles des NOx et 50% des particules).

Je ne reviendrai pas sur les nombreux pics de pollution dans notre agglomération. A l’heure où le Gouvernement abandonne le projet de ZAPA, nous devons avoir une action propre volontariste pour limiter les émissions toxiques de nos véhicules. Le premier moyen étant d’en limiter le nombre.

Le constat est là, il faut donc agir.

Dans le même temps, on redécouvre que la logistique a sa place en ville. Il n’est pas efficace de tout stocker dans de grands entrepôts à l’extérieur des villes, qui imposent des trajets incessant de camions en direction des magasins. Cela nous impose de repenser l’urbanisme, les obligations des constructeurs en matière de stationnement. Il est nécessaire de repenser globalement le dernier kilomètre de livraison.

C’est ce qui est prévu avec la rénovation de l’aire logistique de la Part Dieu. Peut être est il possible d’aller plus loin en mutualisant des parking existant. Par exemple ceux des grandes ou moyennes surfaces ou des entreprises qui ne sont utilisé qu’à partir de 9-10 heures du matin et jusqu’à 18 heures. Ces espaces pourraient se transformer en quai de livraison entre 6 et 9 heures.

Une autre idée consiste a soutenir de développement des points relais de ‘reverse logistic’. Le client doit certe venir chercher sa marchandise, mais en échange il peut laisser au point relais ses déchets, emballages …

La présence du port Edouard Herriot constitue une chance pour la logistique à Lyon. Ce port se développe, et son activité conteneur marche très bien, comme nous l’avons vu récemment dans la presse. Son intérêt n’est plus à démontrer. Pour préserver une qualité d’urbanisme, on pourrait envisager de le spécialiser dans cette desserte logistique urbaine, de conteneurs, et de déplacer les matières dangereuses ailleurs. Nous devons soutenir l’installation au sein du port de plateforme logistique fortes permettant de desservir Lyon avec une flotte de véhicules peu polluants. Ceci à déjà été mis en place à grande échelle en région Parisienne par Franprix qui approvisionne ainsi 80 magasins de manière multimodale.

Enfin, nous sommes très satisfait que la délibération évoque le lancement d’études pour quantifier l’apport d’une desserte par TRAM-FRET. Utiliser des rames spécialement aménagées pour transporter des conteneurs ou palettes nous semble d’autant plus intéressant que l’infrastructure tram est déjà forte dans notre agglomération. 62 km de voies, un des réseaux les plus développés et dense de France, et déjà des plateformes existantes proches des terminus de lignes. Le T2 dessert une zone commerciale importante, à Saint-Priest. Pour le T1 citons le futur terminus provisoire Debourg, à 600 m du port Édouard Herriot. En effet, il est possible, pour un coût modeste, de construire un débranchement vers le port.

Avec le prolongement du T1, c’est un vrai périphérique par tram qui se dessine. Un périphérique qui desservirait à la fois un port, 2 centres commerciaux (Confluence et Part Dieu), 2 campus Universitaire et une grande partie de Lyon intramuros. L’intérêt d’une réflexion sur le TRAM-FRET est donc évident.
Cela contribuerait Monsieur le Président à mettre notre agglomération lyonnaise au niveau d’autres villes européennes, je pense à Amsterdam, Zurich, ou Dresde. Paris teste également certains dispositifs en la matière. Nous devons donc résolument nous engager sur cette voie d’avenir sans perdre de temps.

Je vous remercie.

Restons en contact !

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