Rapports concernant les pôles de compétitivité

Intervention de Christophe Geourjon au Conseil communautaire du Grand Lyon au nom du groupe « Centristes et Démocrates »

Lyon et son agglomération forment le deuxième centre de recherche Français après l’Ile de France. Ainsi avec près de 130 000 étudiants, 10000 chercheurs et plus de 500 laboratoires publics et privés le territoire est dynamique et possède une bonne visibilité nationale et internationale.

A l’issue d’un large appel à projet, le Comité Interministériel d’Aménagement et de Développement du Territoire a labellisé 71 pôles de compétitivité dont cinq pour la métropole lyonnaise.
Un pôle de compétitivité, au sens du CIAT, est, sur un territoire donné, l’association d’entreprises, de centres de recherche et d’organismes de formation engagés dans une démarche partenariale destinée à dégager des synergies autour de projets innovants sur des marchés à haut potentiel de croissance. Dans un contexte de plus en plus concurrentiel, l’objectif final est de favoriser le développement de l’emploi par l’innovation.

Pour mémoire les 5 pôles qui ont été labellisés sont :

  • LyonBioPole (pôle mondial ayant pour but de d’appréhender les maladies infectieuses de façon globale, du diagnostic et de la prévention jusqu’au traitement)
  • AXELERA (pôle mondial ayant pour but le développement d’une chimie plus dynamique, plus compétitive et encore plus respectueuse de l’environnement)
  • Lyon Urban Trucks&Bus (concevoir, expérimenter, développer et exporter des nouvelles solutions de transports urbains).
  • Imaginove (porté par l’association Lyon Game, pour conforter la filière des entreprises de création de jeux vidéo)
  • Techtera (développer les textiles techniques et fonctionnels à haute performance)

Ces deux derniers s’inscrivent particulièrement dans des secteurs marqués par la concurrence asiatique. Travailler sur l’innovation dans ces secteurs doit permettre de maintenir leur vitalité en France en trouvant de nouveaux débouchés pour des produits à haute valeur ajoutée.

Récemment, à la demande du gouvernement, les cabinets BCG et CM international ont réalisé un audit des pôles de compétitivité. Les 5 pôles Lyonnais se sont vu confortés dans leur fonctionnement, organisation et dynamisme, alors même que 32 pôles sont remis en cause et devront faire la preuve de leurs performances.

Ces bon résultats sont d’abord le résultat de l’excellence des acteurs Lyonnais et ce aussi bien au niveau des industriels, des centres de recherche ou des universités et grandes écoles. Mais c’est aussi le résultat d’un engagement fort et pérenne des collectivités locales pour soutenir l’innovation. Il faut rappeler le plan technopolitain renforcé plus récemment par la démarche « Grand Lyon l’Esprit d’Entreprise » qui redynamise le partenariat actif entre le Grand Lyon, les industriels et le les Universitaires Lyonnais.

Aujourd’hui il est trop tôt pour dresser un bilan des pôles, cependant on peut noter certains points très prometteurs :

  • En 2006, le Grand Lyon a voté une délibération cadre fixant à 13 millions € sur trois ans son financement des pôles de compétitivité, et deux ans plus tard 11 millions € ont déjà été investis.
  • Un effet bras de levier important de l’investissement des collectivités locales. Ainsi en 2006, pour 1 euro investi par les collectivités locales, les autres partenaires publics des pôles de compétitivité (État, ANR, A2I, OSEO-ANVAR) ont investi 2 euros. A ces sommes il faut ajouter les budgets de ‘recherche et développement’ des entreprises.
  • Renforcement de l’attractivité et de la visibilité de la région Lyonnaise. Ceci favorise l’installation de nouvelles entreprises, renforce les réseaux locaux existants et participe ainsi à l’obtention de label et de nouveaux financements : on peut citer le RTRA ‘Innovation en infectiologie’, la création du PRES et aujourd’hui la labellisation du projet ‘Lyon cité campus’.

A l’avenir nous serons attentifs à ce que le dialogue permanent entre le Grand Lyon, les entreprises, les centres de recherche et les centres universitaires soit poursuivi. C’est, en partie, cette capacité d’échange qui explique le succès des réseaux Lyonnais de l’innovation.

En conclusion, notre groupe votera l’ensemble des résolutions relatives aux pôles de compétitivité, car grâce au soutien actif du Grand Lyon ils permettent de conforter la place stratégique de Lyon en matière de recherche, d’innovation et d’améliorer son rayonnement et son attractivité internationale.

Restons en contact !

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