Sans courage politique la Métropole de Lyon ne pourra concilier efficacité et proximité, économie et ambition.

logo-grand-lyonIntervention de Christophe Geourjon au nom du groupe « UDI et apparentés » dans le cadre de la Commission générale sur la création de la Métropole.

Monsieur le Président, mes chers collègues,

A six mois de la création de la Métropole, cette commission est l’occasion de faire un bilan, de tracer des perspectives et de passer en mode action.

Je le redis : Oui, la Métropole que vous avez voulu avec Michel Mercier est une bonne réforme. Au 1er janvier, elle sera effective mais tout reste à faire car à ce jour c’est une page blanche qui est devant nous! Il convient maintenant de mettre en musique cette nouvelle collectivité, le succès dépendant de la partition que nous écrirons. C’est donc une énorme responsabilité!

Je regrette que ce débat n’ait pas suffisamment eu lieu lors des élections municipales, ni lors de l’élection du président du Grand Lyon … et je crains que pour des raisons électoralistes il n’ait pas non plus lieu avant les élections sénatoriales.

Les attentes sont fortes : plus d’efficacité pour un coût moindre tout en développant la proximité.

1ère remarque : La proximité, nous devons développer la territorialisation de l’action avec les communes et au niveau de Lyon donner plus de pouvoirs aux mairies d’arrondissement. Échelon de réelle proximité, elles pourraient mieux travailler concrètement avec les communes voisines sur les enjeux locaux : le 5e avec Tassin, le 9e avec Champagne, le 8e avec Vénissieux, le 4e avec Caluire. La loi PLM était adaptée avant le développement de l’intercommunalité aujourd’hui avec la mise en place de la Métropole il est urgent de la réformer en profondeur.

2ème remarque : La répartition des compétences entre les différentes collectivités, cette répartition est loin d’être achevée. Un exemple concernant par exemple les collèges. Nous trouvons que l’idée du gouvernement de confier à une même collectivité la gestion des collèges et des lycées est une bonne chose et devrait être source de plus d’efficacité et d’économies importantes. Souvent le collège jouxte le lycée. Le 1er ministre semble situer la Métropole en dehors de cette logique. Pour nous cela devrait être fait avec un transfert des collèges de la Métropole à la région (comme pour l’ensemble des départements au 1er janvier 2017) ou alors des lycées à la Métropole. Il est en de même au niveau des transports ou de l’économie où la répartition des rôles entre région et Métropole relève plus d’un savant équilibre politique que d’un choix efficace.

3ème remarque : Réduire les doublons entre communes et Métropole doit permettre de faire des économies et améliorer le service rendu cela doit être notre objectif. Nous avons par exemple longuement discuté, en commission Métropole, des évolutions possibles entre CCAS et MDR. Il y a la certainement des synergies à mettre en oeuvre, l’organisation pouvant  être différente selon que l’on soit en milieu urbain ou dans la 1ère couronne. Autre exemple les « Projets Nature » qui sont portés par le Grand Lyon mais avec une implication forte du Conseil Général, la aussi synergie et simplification sont nécessaire.

Enfin, je souhaite insister sur le travail accompli par les agents du Grand Lyon et du Conseil général. Ces salariés sont aujourd’hui inquiets par les multiples annonces gouvernementales, ces agents doivent se sentir gagnants et pleinement acteurs du processus.

Je suis convaincu que la Métropole est nécessaire. Je suis convaincu que la Métropole peut être un succès. C’est à nous désormais d’en être les artisans : en impliquant d’avantage les citoyens, en nous affranchissant des conservatismes pour aller plus loin dans la réforme, il nous faut impérativement aller au bout de l’exercice.

Je vous remercie.

Restons en contact !

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