Bibliothèque numérique de référence

ville-de-lyonConseil municipal du 14 mars 2016 – Intervention de Christophe Geourjon au nom des élus UDI

Monsieur le Maire,

Monsieur le Maire, mes chers Collègues, nous approuvons l’automatisation des prêts au niveau des bibliothèques municipales, car cela permettra, notamment aux agents des bibliothèques, d’apporter un service avec plus de valeur ajoutée pour les usagers, et c’est une bonne chose.

Je souhaiterais profiter de ce rapport pour revenir sur la numérisation d’ouvrages de la Bibliothèque de Lyon, bibliothèque qui avait confié cette numérisation à Google. Aujourd’hui, d’après les informations fournies en commission, cette numérisation est achevée et 400 000 ouvrages ont été numérisés en 8 ans.

Aujourd’hui, pouvez-vous nous faire un point sur ce sujet, car vous ne l’avez pas évoqué dans vos propos introductifs, et surtout nous éclaircir du Numélyo que cette numérisation a vocation à alimenter. Je suis allé sur Numélyo ce week-end, seuls 8 827 livres anciens sont aujourd’hui accessibles ! Nous sommes très loin des 400 000 ouvrages annoncés ! Mais nous progressons, je le reconnais bien volontiers, puisqu’en mars 2015, nous en étions seulement à 7 881 ouvrages ! Il va nous falloir encore quelques années !

Pouvez-vous aussi nous éclairer sur cette délibération. En effet, vous proposez 900 000 euros pour les bibliothèques numériques de référence. J’ai bien entendu la partie automatisation de prêts, mais je voudrais connaître la part de ces crédits pour Numélyo et à quelles fins ? Vous évoquiez déjà, dans les documents des comptes administratifs 2010 et 2011 de la Ville de Lyon, la numérisation de ce fond ancien ainsi que sa mise en ligne sur le site de la Bibliothèque municipale de Lyon !

Dès le début de cette opération, vous le savez, j’avais émis des réserves, et en toute objectivité, je dois reconnaître que certaines de ces réserves, 8 ans après, commencent à être lever. Il faut du temps, mais on avance là aussi. Cependant, Google est une entreprise commerciale dont la raison première n’est pas la promotion de la culture, mais de faire des bénéfices, ce qui est tout à fait légitime. Le géant californien accapare près d’un tiers de toutes les annonces sur Internet. Son chiffre d’affaires sur le territoire Français est en constante hausse. Dans le même temps, Google met en place des dispositifs très efficaces pour réduire le montant de ses impôts. Ainsi, son chiffre d’affaires français en 2015 s’élèverait à 1,5 milliard d’euros pour un impôt versé de seulement 6,5 M€ !

La préservation du patrimoine culturel passe par la numérisation des fonds. Cette numérisation est en effet essentielle pour la diffusion de la culture, quelle que soit sa forme (livres, musique, œuvres d’art). Les acteurs privés peuvent y contribuer. Mais attention au monopole avec la domination d’un seul opérateur commercial ! Pour le numérique, comme pour la culture, la diversité est une richesse.

Je vous remercie.

Restons en contact !

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