Je remercie sincèrement les clubs sportifs ainsi que les pratiquants qui ont répondu au sondage sur les infrastructures et équipements sportifs sur le territoire de la Métropole de Lyon.
Grâce aux nombreuses réponses que nous avons reçu, nous avons pu recueillir de précieuses informations afin de de dresser un état des lieux précis des équipements sportifs sur notre territoire. Cette enquête menée auprès des clubs sportifs et des pratiquants permets d’avoir une vision globale de la pratique sportive. Ces éléments vont contribuer a alimenter le projet métropolitain que nous vous présenterons prochainement.
Synthèse et analyse de l’enquête :
Une utilisation massive des équipements publics
80 % des pratiquants et 91.7 % des clubs déclarent les utiliser. Ce chiffre démontre donc un attachement aux équipements publics, mais aussi une forte dépendance à ces derniers, ce qui peut poser un problème.
Ressenti sur la qualité des équipements : une satisfaction modérée
- Côté pratiquants :
- 51.4 % jugent la qualité des équipements peu ou pas satisfaisante.
- 37.1 % les trouvent satisfaisants et 5.7 % très satisfaisants.
- Côté clubs :
- 33.3 % trouvent les équipements peu satisfaisants, 10 % pas satisfaisants.
- 43.3 % sont satisfaits et 13.3 % très satisfaits.
- Ainsi, ce sont environ 40 % des usagers des équipements, que ce soit des pratiquants ou des clubs, estiment que les infrastructures sont satisfaisantes, mais une part significative (environ 47 %) exprime une insatisfaction. Bien que les clubs soient légèrement plus satisfaits que les pratiquants individuels, cela met en lumière la nécessité d’améliorer la qualité des équipements pour répondre aux attentes des deux groupes.
Une saturation des équipements qui limite l’accès au sport
- Côté club :
- Plus de 40% des clubs ont observé une augmentation des inscriptions suite aux JO de Paris 2024
- Cependant, 63.3 % ne peuvent pas répondre à toutes les demandes d’inscription.
- La principale cause est le manque de créneaux d’accès aux équipements (76.3 %).
- Du côté des pratiquants :
- 40 % des pratiquants en loisir constatent une saturation des infrastructures, freinant leur accès.
- Clubs et pratiquants individuels rencontrent le même problème : l’insuffisance de créneaux et d’espaces disponibles. Ce problème affecte à la fois l’offre de sport organisé et la pratique autonome, limitant le développement sportif sur le territoire.
La pratique du sport en autonomie : un enjeu d’accessibilité
- Côté pratiquants :
- 68.6 % déclarent pouvoir pratiquer leur sport en loisir.
- Cependant, 11.4 % estiment que les équipements publics nécessaires ne sont pas accessibles.
- Côté clubs :
- 63.3 % déclarent que leur sport peut être pratiqué en dehors des clubs.
- 18.4 % indiquent que les infrastructures publiques ne sont pas accessibles pour une pratique libre.
- Bien que la majorité des sports puissent se pratiquer en dehors des clubs, environ 15% à 20 % des usagers rencontrent des barrières d’accès. Cette donnée montre qu’il ne suffit pas d’avoir des équipements : il faut qu’ils soient réellement accessibles à tous, avec des plages horaires adaptées et une meilleure répartition des espaces disponibles.
Conclusion : Les clubs et les pratiquants individuels partagent des préoccupations communes sur la saturation et la qualité des infrastructures sportives. Cependant, les clubs souffrent davantage du manque de créneaux disponibles tandis que les pratiquants libres rencontrent des difficultés d’accessibilité et d’adaptation des équipements à leur usage.