Open-Data : une révolution des politiques publiques

Data grand lyon

Monsieur le Maire, mes chers collègues,

Vous nous demandez aujourd’hui d’approuver le lancement d’un dispositif expérimental d’accompagnement à l’ouverture progressive des données publiques communales. C’est la Métropole de Lyon qui est pilote dans ce processus de création d’un véritable service public de la donnée métropolitaine et communale. Cette expérimentation aura pour principal but d’évaluer l’impact organisationnel de la gestion big data pour les 7 communes de la Métropole qui se sont porté volontaire avant une possible généralisation, Lyon s’inscrivant dans cette démarche.

Aujourd’hui, les collectivités territoriales doivent apprendre à manipuler et valoriser les données produites dans le cadre de leurs activités. La donnée devient un élément essentiel de l’action publique et un outil d’expertise supplémentaire pour la décision publique. L’ouverture de ses données, « l’open data », va dans le sens de la transparence et tend vers une efficience publique accrue que nous défendons. De même nous soutenons pleinement cette démarche de mutualisation entre Métropole et Communes.

Les enjeux sont très importants :

Premièrement, la mise à disposition de ces données permettra de créer de la valeur sur notre territoire, permettra à des acteurs publics ou privés d’imaginer de nouveaux usages. C’est particulièrement le cas dans le domaine des mobilités, nous le voyons avec l’exemple d’Helsinki ou l’open data a permis l’émergence d’un nouvel outils qui est en cours de généralisation celui la mobilité servicielle. Mais cela peut aussi être le cas dans d’autres domaines, par exemple l’analyse qualitative de notre cadre de vie aussi bien sur un plan environnemental qu’au niveau de la qualité des services publics ou privés proposés aux Lyonnais. On voit la que cette ouverture des données est sources d’innovations, d’amélioration des services et aussi d’ouverture à la concurrence.

La Métropole de Lyon est, en ce sens, l’échelle pertinente pour bâtir une stratégie numérique globale et centraliser ces jeux de données de manière rationnelle notamment avec la plateforme data.grandlyon.com. Leurs utilisations concrètes vont bouleverser l’ensemble de nos politiques publiques. Dans le même temps, il nous paraît important que cette ouverture des données s’accompagne de la mise en place de licences d’utilisation non pas pour limiter ou empêcher leur exploitation, mais pour que nos collectivités aient une traçabilité de l’usage de ces données et des conditions d’exploitation.

Deuxièmement, le crowdsourcing public/ privé est à développer afin que les multiples partenaires privés de notre territoire participent de fait à l’intérêt général. La convergence des données publiques et privées du territoire peut s’inscrire dans un partenariat gagnant/gagnant dont nos collectivités doivent être les chefs de files. Nous sommes favorables, pour l’avenir, d’intégrer une clause open data obligatoire dans nos marchés publics, comme l’a déjà fait la Ville de Paris. Cela ne coute rien à notre collectivité mais cela peut rapporter beaucoup à nos politiques publiques.

Pour terminer, cette expérimentation est un bon début vers un crowdsourcing inter-communal plus systématique. Notre territoire à les moyens d’être précurseur dans la démarche d’open-data en mettant en place une véritable politique volontariste de création de donnée publique et privé. En partenariat étroit avec les communes, la Métropole doit être fers de lance de cette action publique 2.0. A nous de relever le défi.

Nous approuvons cette délibération qui permet une mutualisation des actions numériques.

Je vous remercie

Restons en contact !

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