Révision du Plan Local d’Urbanisme – Organisation du débat

ville-de-lyonIntervention du groupe  « Centristes & Démocrates pour Lyon – UDI »

Monsieur le Maire, mes chers collègues,

La révision générale du Plan Local d’Urbanisme et de l’Habitat progresse, et c’est tant mieux. Les orientations générales du PADD vont guider la rédaction des divers règlements d’urbanisme qui s’appliqueront à notre territoire. Il est difficile de ne pas être d’accord avec les grandes intentions développées tant elles sont générales et consensuelles.

Mais ces orientations générales doivent être dans la continuité du SCOT 2030 qui a été adopté en 2010.

À ce titre, le développement multipolaire autour des axes ferroviaires est une évidence dans le SCOT 2030 : il doit aussi se décliner dans Lyon, au delà de l’embryon que constitue la gare Jean Macé : le développement d’un réseau ferré de type RER est en toutes lettres dans le SCOT, mais sa logique n’est pas déclinée dans les intentions du PADD lyonnais !

Si l’on inclut la continuité Est-Ouest du réseau ferré local, de Saint-Paul à Saint-Exupéry, qui doit être une priorité, ce sont 4 ou 5 stations de RER intra muros supplémentaires qui porteraient ces futures zones de centralité, relayées par le réseau secondaire de bus ou de tram. Cette évolution doit être anticipée dans le futur PLU-H.

Les nombreuses zones délaissées aux confins des 3°, 5°, 7°, 8° et 9° arrondissements méritent toutes un renforcement de centralités secondaires fondées sur des nœuds de transports en commun. Des tissus urbains pour le moins hétéroclites et peu équipés en services méritent une action volontaire, qui suppose que l’on en finisse dans le futur PLU avec un zonage et un règlement qui se contente de paraphraser l’existant, comme c’est trop souvent le cas dans le PLU en vigueur.

Après les opérations de renouvellement urbain seulement centrées sur les anciennes ZUP, il faudra élargir cette structuration volontaire dans les secteurs de la ville qui souffrent encore de sous équipement en commerces ou accès aux transports publics.

Dans ce sens, un fonctionnement de la métropole qui s’appuierait sur des arrondissements qui auraient les mêmes compétences et le même poids que les communes alentour me semble être la meilleure formule.

L’esprit du SCOT 2030 qui encourage des « bassins de vie intermédiaires » doit donc se décliner également à l’intérieur de nos arrondissements.

En même temps, il faut relativiser le poids des grandes infrastructures sur le développement urbain : de ce point de vue, la concentration des efforts d’aménagement sur quelques pôles seulement me semble illusoire. L’impact automatique des infrastructures de transports est un mythe politique, les relations entre territoire et transport sont complexes et d’autres moyens doivent aussi être déployés pour parvenir à l’attractivité souhaitée et à l’amélioration du cadre de vie.
Au chapitre de la revitalisation des quartiers anciens, qui figure parmi les « défis » proposés, je préconise que l’on sorte de la pure communication et que des objectifs sérieux soient enfin poursuivis. Je donnerai comme exemples les quartiers Mazagran et Moncey-Voltaire, pour lesquels la montagne de bonnes intentions n’aura accouché que de 2 petites souris sur l’étendue des deux derniers mandats.

Dans le détail de la formulation des grands objectifs de cette révision du PLU-H, je note quelques évolutions que j’espère liées aux diverses concertations, depuis les débats communautaires du 16 avril 2012 et du 24 juin dernier :

Le défi n°3 concernant les solidarités s’est considérablement rétréci, dans un effort de synthèse qui laisse malheureusement de coté quelques objectifs intéressants : je pense à l’équitable répartition des logements sociaux entre les communes de la métropole, à la réponse à la diversité des besoins incluant l’hébergement d’urgence de populations spécifiques (le Pont Kitchener est là pour nous le rappeler). Disparition aussi de l’objectif d’organisation de la gouvernance locale de la politique de l’habitat, qui certes n’est pas du ressort du PLU-H, mais qui devra rester une préoccupation urgente.

Parmi les nouveautés, je note avec satisfaction l’arrivée parmi les défis économiques de l’objectif d’identifier des sites pour développer les activités logistiques, ou celui de renforcer et équilibrer les centralités commerciales de quartier. Par contre, la disparition de l’objectif pour une plus grande densité, qualité et intégration environnementale des sites d’accueil économiques est regrettable, tant les gaspillages de territoire marquent notre agglomération contrairement à bien des métropoles européennes.

J’espère donc que ces points importants seront pris en compte pour donner tout son sens et tout son poids à la concertation.

Je vous remercie.

Restons en contact !

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